Créée dans les tréfonds du village de Corps, la liqueur de la Salettina est le témoignange d'un savoir-faire bicentenaire. Les histoires de la Salettina et du Sanctuaire de Notre-Dame de La Salette sont intimement liées.
L'histoire
Maximin Giraud est l'un des deux bergers témoins de l'apparition de la Vierge Marie sur les hauteurs de la Salette-Fallavaux. Il créé sa propre liqueur dans les années 1860 avec les plantes de la "sainte montagne" (les plantes autour de la Salette). Il vend ensuite sa précieuse recette à Alfred Vivien en 1870, avant de décéder en 1875.
La maison natale de Maximin est réstée inocupée pendant longtemps, jusqu'à ce que le père de Jean-François Manent (actuel propriétaire) l'achète. Pour rendre hommage à Maximin, monsieur Manent et son ami de l'époque relancent alors l'activité de distillation. Ils parviennent à retrouver un alambic en cuivre construit par les établissement JOYA de Grenoble, une maison fondée en 1846. L'alambic qui fabrique la liqueur aujourd'hui est donc de la même époque que celui de Maximin !
La recette
La recette actuelle de la Salettina a été élaborée en l’honneur de Maximin, en réunissant 21 plantes que l’on retrouve dans les montagnes environnantes. Depuis 1961, ni la distillerie ni les recettes n’ont été modifiées. Aujourd’hui, 99 % des recettes proviennent du travail de la famille Manent.
À noter que la recette de la Salettina est inventoriée dans le Patrimoine culinaire de la France – Rhône‑Alpes, édition 1995.
Les actuels gérants, Arnaud et Jamila Le Goff, sont les quatrièmes dépositaires de ce savoir‑faire et de cette belle histoire.
Une visite ? Une dégustation ?
La Maison Salettina propose des visites guidées gratuites pour découvrir l'atelier : comment fonctionne un alamblic, quelles sont les différences entre une macération et une distillation, d'où viennent les plantes...
L'établissement offre des dégustations, pour choisir au mieux la liqueur qui vous conviendra parmi : La Salettina, le Génépi des Alpes IGP, la Vulnéraire, l'Hysope et les liqueurs de fruits sauvages.
par Capucine GIRARD (capucine)